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]]>« Je vous ai tracé le chemin. À vous d’en faire une route. » Catherine KOUSMINE
Aujourd’hui, de plus en plus de scientifiques s’alarment de la dégradation des produits alimentaires et de son effet préjudiciable sur la santé. Comme le disait avec humour le regretté Pierre Rabbi, il devient incongru de nos jours de se souhaiter « Bon appétit » avant un repas. « Bonne chance » lui semblait plus approprié !
Catherine Kousmine, dès les années quarante, avait tenté de convaincre ses concitoyens que la santé dépend avant toute chose de ce que l’on met dans son assiette. Elle s’inscrivait ainsi dans le courant de pensée d’Hippocrate, père de la médecine qui énonçait quatre siècles avant J.-C.:
« Que ton aliment soit ton médicament. »
Le dossier que nous vous invitons à lire ou relire est une réflexion autour de l’alimentation qui semble aujourd’hui la plus appropriée pour garder la santé ou la restaurer le cas échéant. Cette réflexion s’articule autour des découvertes scientifiques récentes, mais également du simple bon sens, car n’oublions pas « que nous sommes faits de ce que nous mangeons » et « que l’on creuse sa tombe avec ses dents ». Bonne lecture !
Dr Monique Béjat
Catherine KOUSMINE est née en Russie en 1904. Elle s’installe avec sa famille en Suisse en 1918 après la révolution d’Octobre. À l’issue de brillantes études de médecine, elle choisit de devenir pédiatre.
Le décès de deux jeunes patients atteints de cancer l’incite à se consacrer à la recherche : parallèlement à son activité médicale, elle élève des souris pendant près de 17 ans et découvre l’importance capitale de l’alimentation pour la santé. Travailleuse acharnée et visionnaire, elle synthétise ses propres travaux et ceux de plusieurs chercheurs en une méthode thérapeutique basée sur 5 piliers : l’alimentation, l’hygiène intestinale, l’équilibre acido-basique, la micronutrition et l’immunomodulation. Elle restaure ainsi la santé de nombreux patients atteints de lourdes pathologies : cancers, maladies auto-immunes (SEP), etc. Attaquée par le corps médical (généralistes, oncologues, neurologues), critiquée par la presse spécialisée, elle trouve la force de se battre devant ses succès thérapeutiques qui la confortent sans cesse dans la véracité de ses hypothèses. Afin de faire entendre son message, elle rédige trois ouvrages et forme de nombreux médecins et thérapeutes.
Catherine KOUSMINE est décédée en 1992 à l’âge de 88 ans.
Située à Vevey en SUISSE, la Fondation KOUSMINE continue à dispenser des soins selon les principes de la doctoresse et assure parallèlement la pérennisation de son enseignement auprès des thérapeutes. En FRANCE, l’Association Kousmine Française, association d’usagers de la méthode, poursuit de son côté la transmission du message de Catherine KOUSMINE par le biais de revues, stages, groupes régionaux, Rencontres KOUSMINE. Il existe également une association KOUSMINE en Espagne et en Italie.
Afin de ne pas figer le message de Catherine KOUSMINE, nous parlons depuis quelques années de DYNAMIQUE KOUSMINE plutôt que de méthode. On s’aperçoit aujourd’hui que les piliers de la méthode KOUSMINE sont confirmés par la science, en particulier :
Il y a plus de 20 ans, Catherine KOUSMINE nous mettait déjà en garde contre la dégradation de la qualité de l’alimentation : « Nous demandons aux ordonnances ce que nos aliments ne sont plus capables de nous offrir », disait-elle. À son époque, l’alimentation était nouvellement perturbée par le développement spectaculaire de l’industrie agro-alimentaire d’après-guerre et Catherine KOUSMINE constatait une « dégradation récente de la santé ». Dans son premier livre Soyez bien dans votre assiette jusqu’à 80 ans et plus (Éditions Sand et Tchou, 1980), elle se réfère à des observations faites entre 1950 et 1970. Plus tard, dans son livre Sauvez votre corps ! (Éditions Robert Laffont, 1987 et J’AI LU n° 2712) elle déplore que la situation n’ait cessé de se dégrader sous l’influence des techniques industrielles et de l’augmentation du niveau de vie. Elle dénonce ainsi sans relâche le lien entre la dégradation des habitudes alimentaires et notre santé.
Catherine Kousmine mettait en garde contre ce qu’elle appelait la « dégénérescence de la race humaine ». Elle n’avait de cesse de répéter qu’un retour à une alimentation naturelle, qu’elle définissait comme la seule normale, était indispensable : « (…) je désire convaincre le lecteur de la gravité de l’évolution actuelle de notre santé… La jeunesse actuelle est moins vigoureuse que nous, les aînés, l’avons été », écrivait-elle dans Sauvez votre corps ! N’était-ce pas, beaucoup plus récemment, la conclusion du film Nos enfants nous accuseront ?
Ce que Catherine KOUSMINE n’imaginait pas, c’est que, loin de s’améliorer, la situation allait encore se dégrader avec :
Aujourd’hui, l’explosion de pathologies chroniques chez des patients de plus en plus jeunes (cancers, maladies auto-immunes…), l’apparition de maladies émergentes (fibromyalgie, burn out, maladie d’Alzheimer, électro-sensibilité…), les intoxications aux métaux lourds, confirment malheureusement son constat. Cet état de fait, l’évolution de la recherche, les multiples publications scientifiques nous ont interpellés et invités à actualiser le message de Madame KOUSMINE. Car, nous disait-elle : « Je vous ai tracé le chemin. À vous d’en faire une route. »
C’est le pilier incontournable pour garder ou restaurer la santé, comme certaines citations l’expriment :
« Que ton aliment soit ton médicament. » (Hippocrate)
« Quel que soit le père de la maladie, une mauvaise alimentation en est la mère. » (proverbe anglais)
« On creuse sa tombe avec ses dents. » (proverbe français)
« Nous sommes faits de ce que nous mangeons. » (C. Kousmine)
De plus en plus de personnes sont conscientes de l’importance de l’alimentation comme facteur de santé. Cependant, la multiplicité des théories alimentaires entraîne aujourd’hui une grande confusion. Tout en restant fidèles à l’essentiel du message de sa créatrice, nous avons revisité l’Assiette KOUSMINE en articulant notre réflexion autour de quatre critères :
Selon Catherine Kousmine, le simple retour à une alimentation naturelle aurait dû suffire à réduire la fréquence des maladies dégénératives. Elle conseillait de consommer les aliments les moins transformés possible et préparés juste avant leur consommation. Cependant, devant l’essor de l’industrie-agroalimentaire, qui utilise des allégations de santé et entretient ainsi la confusion, et devant la modification spectaculaire des habitudes alimentaires, il est indispensable de comprendre et de préciser ce que sont les aliments naturels, c’est-à-dire ceux que notre corps est capable de reconnaître et d’utiliser. Car il s’agit bien de repenser nos habitudes, nos modes de vie, notre façon de faire les courses… et d’être très vigilants.
En nous inspirant donc de la doctoresse Kousmine, de Taty Lauwers (auteur de nombreux ouvrages sur la nutrition), de l’Intelligent Nutrition (définie par les Dr Moreau et Coudron, médecins nutritionnistes), nous avons classé les aliments en 3 catégories :
Ce sont des aliments vrais, ressourçants, vivants, de qualité nutritionnelle élevée, aliments que les sociétés ancestrales ont testés pour nous durant des milliers d’années. Ils sont à consommer tels que nos ancêtres le faisaient. Ces aliments sont riches en vertus thérapeutiques. Véritables aliments « remèdes », ils devraient constituer au moins 70 % de notre alimentation.
Quelles sont les caractéristiques de ces aliments ?
Ces aliments sont capables de nourrir l’homme pendant un temps plus ou moins long, s’il est en bonne santé, mais il n’est pas prouvé qu’ils sont capables de dynamiser, drainer, construire, réparer… sur le long terme. Ils datent de la seconde moitié du XXe siècle avec l’arrivée de nouvelles technologies et des pesticides. Ils peuvent même être achetés dans les magasins d’alimentation biologique. Ils ne devraient pas constituer plus de 20 % de notre alimentation.
Ce sont des aliments d’apparition encore plus récente, après 1970, qui ne devraient être consommés qu’en dépannage et ne pas constituer plus de 10 % de notre alimentation. Ces aliments sont sans valeur nutritionnelle, élaborés à partir d’ingrédients raffinés, contenant souvent des protéines hydrolysées, des graisses TRANS, des additifs divers, voire des OGM. Ils nous remplissent sans nous nourrir. Riches en mauvaises graisses, trop sucrés, trop salés, ils apportent des calories vides et encrassent l’organisme.
Cette classification des aliments nous amène à distinguer deux assiettes que nous avons nommées l’Assiette santé durable et l’Assiette remède.
L’assiette santé durable permet, comme son nom l’indique, d’entretenir sa santé sans se marginaliser ni devoir tout contrôler de façon trop rigoureuse. Une personne en bonne santé pourra s’autoriser un peu de souplesse avec cette assiette qui sera constituée de :
Une personne fragilisée ou malade se limitera exclusivement aux aliments AUTHENTIQUES le temps de se remettre sur pied, c’est la base de ce qu’on appelle l’Assiette REMÈDE.
Notre patrimoine génétique se compose de 23 paires de chromosomes et d’environ 30 000 gènes. Chaque gène code pour une enzyme et seulement 25 gènes mutent tous les 200 000 ans. L’époque paléolithique s’est terminée il y a quelque 12 000 ans et depuis cette date, les êtres humains n’ont pas subi d’évolution génétique significative. Si notre génétique définit la façon dont nous sommes programmés pour manger et digérer (entre autres), nous pouvons nous demander si notre système enzymatique est adapté à l’alimentation actuelle.
À quoi ressemblent nos ancêtres chasseurs-cueilleurs ? Ils sont grands (1,70 à 1,80 mètre), leurs os ne présentent pas de traces de carences particulières, pas d’ostéoporose, pas de caries. On ne retrouve pas de signes de goutte, ni de traces de pathologies infectieuses osseuses.
À partir du Néolithique, les squelettes deviennent significativement plus petits et les os présentent des marques de carences et de malnutrition. Par ailleurs, on trouve des caries au niveau des dents, ce qui met en lumière par contraste leur absence remarquable sur la dentition des hommes du Paléolithique. Or le Néolithique se différencie du Paléolithique par l’apparition de l’élevage et de l’agriculture qui a placé les céréales au centre de l’alimentation humaine.
Les céréales contiennent :
C’est donc avec l’apparition des céréales dans le régime alimentaire des hommes du Néolithique que l’on voit apparaître diverses pathologies : caries, ostéoporose, rachitisme, diminution de la taille due probablement à la diminution de la part carnée (1,61m contre 1,77m).
Ils sont, par la force des choses, « locavores », c’est-à-dire qu’ils ne consomment que des produits locaux et de saison et ces produits sont bien sûr authentiques. L’apport énergétique total est estimé à environ 3 000 kcal/jo
Les GLUCIDES sont principalement apportés par :
Les LIPIDES sont apportés par :
Le régime paléolithique comporte 2 à 3 fois moins de graisses saturées et surtout un rapport oméga 6 sur oméga 3 optimal d’environ 1. Les lipides consommés sont des graisses « originelles », c’est-à-dire authentiques et surtout sans acides gras TRANS, pur produit de l’industrie agro-alimentaire et que notre organisme ne sait pas métaboliser.
Les PROTÉINES sont représentées par la viande et les abats (charognage dans les temps les plus reculés, puis chasse), les poissons, les crustacés, les mollusques, les insectes, les œufs, les champignons, les algues, les plantes sauvages.
Elles sont quasi absentes de l’alimentation de l’homme paléolithique.
Le seul lait consommé par l’homme pendant 3 millions d’années est celui de sa mère, le sevrage intervenant entre l’âge de 2 à 4 ans. La consommation de laitage date d’environ 6 000 ans et 70 % des habitants de la planète ne possèdent pas de lactase (enzyme qui permet de digérer le lactose).
Il n’existe pas dans l’alimentation de l’homme paléolithique, en dehors d’un peu de miel récolté aux risques et périls de celui qui s’y hasarde…
Il est lui aussi absent de l’alimentation paléolithique.
Il ne s’agit bien sûr pas de revenir à cette alimentation, mais bien de s’en inspirer en favorisant dans notre alimentation les types d’aliments qui étaient disponibles pour un chasseur-cueilleur et d’en écarter ceux qui ne le sont pas. Concrètement, nous devrions consommer :
Peu de sel de mer pour retrouver un rapport sodium (Na) sur potassium (K) optimal : le rapport Na/K a été multiplié selon les cas de 10 à 1 000 dans les pays industrialisés : de 0,01 à 0,1 chez les chasseurs-cueilleurs, il est passé à des valeurs de 1 à 10.
À cela nous ajouterons quelques recommandations :
Que dois-je manger ? Quels aliments choisir ? C’est une question que bien des personnes se posent et il très difficile d’y répondre, car cela dépend de QUI mange.
S’il y a tant de courants différents en nutrition, c’est parce que chacun a raison dans certains cas et pour certaines personnes. Mais la même alimentation ne convient pas à tout le monde, même si les règles de bases restent valables pour tous. La nutrition est un art et doit être individualisée, ce qui explique les nombreuses divergences.
En effet, nous ne sommes pas tous égaux devant les aliments, nous avons un profil nutritionnel de base (que l’on retrouve dans la diététique ayurvédique par exemple) et des fragilités acquises ou parfois même des pathologies. Il est donc bien évident que notre assiette doit être en adéquation avec ce que nous sommes. Si nous savions encore nous fier à notre instinct, nous saurions exactement quels aliments manger et à quels moments. Malheureusement, trop d’éléments viennent perturber cet instinct : aliments falsifiés, publicités, croyances personnelles, etc.
À une personne en bonne santé, et sans connaître son profil alimentaire de base, on peut simplement dire : mangez raisonnablement ce qui vous fait plaisir, à condition que ce soient principalement des aliments authentiques. Et pour bien des gens, c’est déjà un grand changement, toujours très bénéfique.
L’individualisation, lorsqu’elle s’avère nécessaire, doit être fonction de la nature profonde, des fragilités du moment, des éventuelles pathologies de l’individu.
Pour définir la nature profonde que l’on appelle le profil nutritionnel de base, on peut s’inspirer des 3 dosha de l’Āyurveda, des diathèses de ménétrier, des groupes sanguins… Par exemple, certaines personnes n’ont pas faim le matin car leur métabolisme est lent et dans ce cas, il est conseillé de ne pas manger dès le réveil.
D’ailleurs, la norme des trois repas quotidiens est aujourd’hui controversée par les scientifiques : grouper les repas sur 8 heures, c’est-à-dire sauter soit le petit déjeuner soit le dîner libère 16 heures consécutives de jeûne, ce qui active des gènes de réparation et de longévité.
Certains organismes ont besoin pour fonctionner d’une plus grande quantité de graisses que d’autres. Il en est de même pour la viande, indispensable pour certains et tout à fait facultative pour d’autres, ou pour les céréales, très vite encrassantes pour les uns et quasi indispensables pour les autres.
Un autocontrôle est possible en observant la qualité du sommeil, de la peau, de l’odeur corporelle et du transit intestinal. Quand il y a perturbation d’un ou plusieurs de ces témoins, c’est qu’il y a des modifications à apporter au niveau nutritionnel.
Au niveau digestif, il est utile d’observer l’état des selles et de corriger l’alimentation en cas de constipation ou de diarrhée par exemple. Des ballonnements, des flatulences, des maux de ventre, une digestion lente, des éructations avec l’odeur des aliments, des traces d’aliments non digérés dans les selles, sont des signes qui évoquent une difficulté à digérer les végétaux crus.
Les personnes « accros aux sucres » doivent, pendant un temps plus ou moins long, éviter tous les sucres, même naturels, et cela surtout avant 17 h. Le petit-déjeuner sera alors gras, protéiné, salé, et même les fruits de la crème Budwig sont des glucides trop « sucrés » le matin tant que la glycémie n’est pas stabilisée.
Bien évidemment, l’état de santé du moment est primordial dans le choix de notre assiette. Les personnes en état d’épuisement chronique doivent privilégier des AG saturés à courte chaîne plutôt que des AG polyinsaturés à longue chaîne, plus difficiles à métaboliser pour un organisme épuisé. Les personnes en dysbiose intestinale doivent limiter, voire éviter les fibres, le temps de rétablir une flore intestinale correcte et reconstruire la muqueuse intestinale. Dans les pathologies aiguës ou chroniques, l’assiette doit être l’Assiette remède avec 100 % aliments authentiques, le profil nutritionnel de base pouvant alors être mis de côté pendant un temps.
Une cure de drainage permet la mise au repos du système digestif et aide l’organisme à éliminer les toxines. Les cures sont nombreuses et variées, douces ou plus puissantes en fonction des besoins et des individualités. Là encore, ce qui fait merveille pour les uns peut ne pas du tout convenir aux autres.
Voici quelques exemples :
Attention : une cure ne dure qu’une à deux semaines et ne doit en aucun cas devenir permanente au risque d’épuiser l’organisme.
L’Assiette Santé durable doit être le quotidien des personnes en bonne santé, avec des cures de drainage plus ou moins régulières ou des cures d’Assiette Remède individualisée, pour remédier à un encrassage inévitable et aider l’organisme en cas de pathologie aiguë ou chronique.
Si l’on ne doit garder qu’une règle en matière d’alimentation, c’est de consommer des aliments authentiques en très grande majorité, règle valable pour tous et plus encore lorsque la santé est défaillante.
Ceci dit, n’oublions pas que manger doit rester un plaisir et qu’il est indispensable de s’autoriser des écarts de temps à autre afin de solliciter nos enzymes de détoxication et éviter l’orthorexie, tout aussi délétère que son opposé !
Dr Catherine Kousmine, Soyez bien dans votre assiette jusqu’à 80 ans et plus, Éditions Tchou.
Dr Catherine Kousmine, Sauvez votre corps ! prévenir les malades grâce à une meilleure alimentation, J’ai lu.
Dr Jean Seignalet, L’alimentation ou la troisième médecine, Éditions du Rocher.
Julien Venesson, Paléo nutrition, Éditions Thierry Souccar.
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C’est le repas qui nécessite le plus d’adaptation personnelle.
Un verre d’eau tiède au lever est toujours le bienvenu, surtout si la boisson du petit déjeuner est un café.
Le petit déjeuner doit être gras et protéiné, sans sucre ajouté, accompagné éventuellement d’une boisson chaude : thé vert, thé rouge, tisane, café léger, eau citronnée, chicorée ou succédané de café…
Il comportera :
La crème Budwig et ses variantes sont bien adaptées puisque c’est un repas entièrement cru, gras, protéiné (d’ailleurs la doctoresse Kousmine, dans certains cas, conseillait d’y ajouter un jaune d’œuf cru), riche en vitamines, contenant les enzymes indispensables à la digestion de chacun des ingrédients. Parfois il faudra l’adapter, par exemple la préférer avec des légumes plutôt que des fruits (pour les personnes sujettes à l’hypoglycémie) ou supprimer la céréale crue moulue.
Un petit déjeuner salé inspiré des habitudes paysannes ou anglo-saxonnes convient également. Chacun choisira en fonction de ses besoins et envies.
Cependant, le petit déjeuner n’est pas obligatoire pour tous… Pour les personnes qui n’ont pas faim le matin, il peut se résumer à une boisson et un ou deux fruits dans la matinée. Il convient de respecter la faim, mais l’absence de petit déjeuner ne doit pas induire de grignotage d’aliments indésirables dans la matinée (viennoiseries, biscuits, chocolat…)
Il convient de respecter un laps de temps de 4 à 5 heures après le petit déjeuner. Le déjeuner doit être protéiné, on retrouve l’assiette KOUSMINE, mais chacun saura l’adapter, notamment en ce qui concerne :
Il comportera :
Le dessert n’est pas indispensable, surtout si l’on n’a plus faim. Il doit tenir compte des plats précédents : si le repas est riche et copieux, le dessert sera léger ou mieux absent ; si le repas est léger, un dessert sans sucre ajouté peut le compléter agréablement. Il convient de ne prendre au maximum que 2 à 3 desserts plus riches et élaborés avec du sucre ajouté par semaine.
Il faut attendre d’avoir faim pour le consommer, tout en respectant un laps de 4 à 5 heures après le déjeuner.
Gras, végétal, doux, il permet d’assurer la « relance », surtout chez les enfants et aussi, en cas de faim, d’éviter un dîner trop copieux.
Il sera composé de :
Le dîner est facultatif, il est fonction du goûter et de la faim ; il faut respecter 1 h 30 à 2 h entre ces deux repas.
Il sera fonction du goûter et pris tôt pour un sommeil réparateur.
Léger, il sera sans AG saturés ni glucides à index glycémique élevé et comportera :
Pour conclure, L’ASSIETTE SANTÉ DURABLE doit être BELLE, elle doit apporter du plaisir et du bonheur. Elle sera donc joyeuse, savoureuse, parfumée, colorée, créative… Une belle assiette se savoure déjà avec les yeux, ce qui donne « l’eau à la bouche » et nous prépare à une bonne digestion. Une belle assiette nous nourrit corps et âme !
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]]>La blette est une plante herbacée de la famille des Chénopodiacées, comme la betterave (dont elle est très proche), l’épinard ou le quinoa. Elle est cultivée comme une plante potagère, pour ses grandes feuilles vertes et ses côtes charnues, larges et plates, dont la couleur varie du blanc au rouge, en passant par le rose, l’orangé et le jaune. Ses couleurs flamboyantes et contrastées selon les variétés, très décoratives dans un jardin, font que la blette est parfois utilisée comme plante ornementale.
Encore appelée bette, poirée ou carde, elle est originaire d’Europe de l’Ouest et du pourtour méditerranéen. Les plus anciennes traces de culture et de consommation remontent aux jardins de Babylone et à la Rome Antique. En France, elle s’est démocratisée au Moyen Âge, où elle faisait partie de très nombreuses recettes. Puis, l’épinard, venu de Perse, a supplanté la blette qui a été un peu oubliée ou délaissée.

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La blette est cependant à nouveau bien présente sur les marchés aujourd’hui et c’est heureux. Elle est cultivée partout en France, mais plus particulièrement dans le Sud, où le climat sec ne se prête pas à la culture de l’épinard qui nécessite un sol toujours humide. En effet la blette s’accommode des milieux arides et fait partie du patrimoine culinaire dans les cuisines monégasque, niçoise et corse qui utilisent la blette dans de nombreuses recettes traditionnelles (comme la célèbre tourte aux blettes, pâtisserie niçoise sucrée-salée qui fait partie des treize desserts de Noël).
C’est un des légumes les plus riches en protéines et qui a l’avantage d’être très pauvre en glucides et en lipides, c’est donc un légume très peu calorique et dont l’index glycémique est très faible. Elle a également une teneur importante en de nombreux minéraux : sodium, potassium, mais aussi phosphore, magnésium, et surtout fer et calcium. À noter que plus les feuilles sont d’un vert foncé, plus la teneur en fer et en calcium est élevée.
La blette est également très bien pourvue en vitamines C et B9, et elle contient également du béta-carotène, un anti-oxydant majeur. Sa richesse en vitamine C rend intéressante l’association de la blette avec une viande, car cette vitamine favorise l’assimilation du fer de la viande.
200 g de blettes crues (soit une assiette, une fois cuites) représentent 100 % de l’apport quotidien conseillé en bêta-carotène, 50 % en fer, 33 % en magnésium, 15 % en vitamines B2, B6 et B9.
La blette contient peu de fibres (0,8 %), ce qui en fait un légume très bien toléré par les intestins fragiles (dysbioses, colites…).
Par contre, la blette contient de l’acide oxalique, qui peut favoriser les calculs et elle sera donc à éviter en cas de lithiase.
Les blettes de printemps sont les meilleures, c’est le moment d’en profiter.
Choisir les blettes avec des feuilles brillantes, bien vertes, fermes et charnues, non tachées, ni déchirées, ni flétries. Un léger jaunissement des feuilles sera le signe que la blette a été récoltée depuis trop longtemps.
Les blettes se conservent bien au réfrigérateur, pendant quelques jours. Pour qu’elles conservent leur fraîcheur, les enrouler dans un linge humide, sans les tasser, ceci évite que les feuilles ne flétrissent.
Composition nutritionnelle pour 100 g
Protéines : 2,10 g
Lipides : 0,20 g
Glucides : 2,70 g
Fibres : 1 g
Calcium : 80 mg
Phosphore : 43 mg
Potassium : 378 mg
Vitamine C : 35 mg
Vitamine B9 (acide folique) : 0,02 mg
200 g de farine de riz
½ paquet de levure sans phosphate et sans gluten (10 g)
4 œufs
100 ml d’huile d’olive
100 ml d’eau
100 ml de vin blanc sec (peut se remplacer par de l’eau, mais le cake sera moins goûteux)
3 g de sel fin, poivre
150 g de vert de blettes
20 g d’ail épluché
50 g de graines de tournesol ou noisettes entières
100 g d’emmenthal râpé (facultatif)

Laver et hacher les feuilles de blettes crues. Éplucher l’ail.
Dans un saladier mettre les œufs entiers, la farine, levure, l’huile, le vin blanc, l’eau, le sel et le poivre, bien mélanger.
Ajouter le vert de blettes, l’ail pressé et les graines de tournesol ou les noisettes.
Garnir le fond d’un moule avec du papier cuisson et y verser la pâte.
Cuire 1 heure dans un four préchauffé à 150 °C ou 30 min à la vapeur.
Pour la cuisson vapeur, laisser 10 min supplémentaires dans le vitaliseur gaz éteint.
Ce cake est délicieux servi tiède avec les côtes de blettes au citron, ail et curcuma ou les côtes à la provençale ou encore avec une ratatouille.
800 g de blettes
2 c à c de curcuma
2 gousses d’ail
sel, poivre
3 c à soupe d’huile d’olive
1 citron
1 bouquet de persil

Séparer le vert des côtes de blettes, réserver le feuillage pour une autre recette. Retirer les fils des côtes et les couper en tronçons.
Cuire les côtes 5 minutes à la vapeur douce.
Laver et hacher le persil.
Verser les blettes cuites dans un plat, ajouter le curcuma, le poivre, l’ail écrasé, le jus de citron, le persil haché et l’huile d’olive. Bien mélanger. Saler selon les goûts.
Servir chaud ou froid pour un menu estival rafraîchissant. Accompagne agréablement le cake au vert de blettes.
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Programme des conférences
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| “Est-il raisonnable de penser que le gaz carbonique est le facteur essentiel de la dérégulation climatique ?” | Philippe BOBOLA, Docteur en Physique, biologiste, anthropologue, et psychanalyste. |
| “Le pain, malbouffe ou super-aliment ?” |
Adriano FARANO, Fondateur de Pane Vivo, le pain qui fait du bien. |
| “Peur et ritualisation”“ | Louis FOUCHÉ, Médecin anesthésiste réanimateur. |
| “La chirurgie et la médecine esthétiques sont-elles des entrées vers le transhumanisme ?” | Vincent PAVAN, Maître de conférences et chercheur en mathématiques à l’Université d’Aix-Marseille. |
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]]>Éric Ménat est médecin généraliste à orientation phytothérapie et homéopathie ; il exerce dans la région de Toulouse.
Titulaire de plusieurs diplômes universitaires (Diététique et Maladies de la Nutrition, Médecine Prédictive, Carcinologie Clinique), il enseigne dans le cadre des diplômes universitaires de phytothérapie (faculté de médecine de Bobigny, de Besançon et faculté de pharmacie de Montpellier).
Le Dr Ménat est membre :
Enfin, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Cancer : un accompagnement qui change tout, aux Éditions Source Vive, 2015.
Monique Béjat, présidente de l’AKF.
Les experts officiels comme les gouvernements de la plupart des pays ne comptent que sur une chose pour enrayer les infections à coronavirus et limiter leur mortalité : LE VACCIN. Ce dernier est considéré comme le Messie par beaucoup de spécialistes.
Même si sur le plan théorique cela peut se comprendre, on doit faire remarquer au moins 3 points essentiels :
Donc si les vaccins successifs sont obsolètes avant d’être mis sur le marché que pouvons-nous faire en matière de prévention ? On prie pour ne pas attraper le virus et ne pas mourir ? On se cloitre chez soi et on arrête l’économie du pays ? Quel est le cout financier et humain de toutes ces décisions qui sont bien plus politiques que scientifiques ? Quelles vont être les conséquences sanitaires, médicales, des faillites, du chômage, de l’isolement, de la peur, de la sédentarité et j’en passe ?
Malheureusement, en France, la seule médecine préventive reconnue est représentée par les vaccins.
Ne pourrait-on pas envisager une démarche complémentaire qui nous permettrait de renforcer nos défenses immunitaires et mieux nous défendre contre les virus en général et contre ce coronavirus en particulier ?
Je vous propose de revoir ensemble tout ce que l’on sait sur les différentes pistes de prévention autres que les vaccins. Je vais vous citer de nombreuses études pour vous prouver que l’ont a à notre disposition de nombreuses preuves de l’efficacité de cette prévention. Évidemment, ces études ne concernant pas toujours les coronavirus et encore moins le SARS-Cov2, mais pourquoi ne pas extrapoler tout en mettant en place des études pour analyser les résultats de ces démarches préventives ?
Depuis 30 ans que je suis médecin généraliste, je propose à mes patients un traitement de prévention des infections hivernales et les résultats sont particulièrement positifs. Je ne compte plus les centaines de patients qui m’ont dit un jour : « depuis que je prends votre traitement, je suis beaucoup moins malade l’hiver ». Et ces patients ne se font pas vacciner contre la grippe, car ils n’en ressentent pas le besoin. D’ailleurs, en 30 ans de pratique, je n’ai jamais eu le moindre décès pour une grippe ou une autre infection bronchique dans ma clientèle. Même pas une hospitalisation ! Mais tous mes patients sont proactifs et ont une démarche préventive impliquant leur hygiène de vie au quotidien.
Évidemment, je ne suis pas naïf, cette expérience personnelle n’est en aucun cas une preuve de quoi que ce soit. C’est juste une expérience particulière et des scientifiques bien intentionnés pourraient me répondre qu’il y a un biais de recrutement et un effet placébo très probable dans mon expérience personnelle.
C’est surement en partie vrai. Mais en même temps je ne donne pas mes traitements « au petit bonheur la chance ». Ils sont tous établis sur des bases scientifiques réelles et parfois très solides.
Le problème c’est qu’aucune des démarches que je propose n’a été comparée aux vaccins comme celui contre la grippe. Pourquoi ? Parce que personne n’a intérêt à le faire, car il n’y a pas d’argent à gagner.
Et pourtant, quand je donne un traitement préventif, il est global. Il va agir sur plusieurs critères à la fois. C’est par une démarche globale, holistique, intégrative qu’on obtient des résultats. Et c’est cette démarche globale qu’il faudrait évaluer, car je sais qu’elle est efficace et je suis persuadé qu’elle l’est bien plus qu’un vaccin qui ne protège que contre une seule maladie. Mais ma croyance n’a aucun intérêt pour un scientifique. Il lui faut des preuves.
Pourtant nous avons suffisamment d’études qui concernent plusieurs des démarches préventives que je vais maintenant vous exposer pour qu’on puisse se dire qu’il y a beaucoup de choses très sérieuses à faire en attendant cet hypothétique vaccin.
Je suis persuadé que si nous mettions en œuvre, dès maintenant, les propositions qui vont suivre dans tous les EHPAD, on pourrait sauver des vies. Je connais des médecins qui l’ont fait dans certains établissements accueillant des personnes fragiles et leurs résultats sont très encourageants.
Je vais donc vous exposer les principales pistes pour une prévention active des virus en général, incluant la COVID-19 même si des preuves formelles manquent encore pour ce virus précis.
En ce début d’automne, ces conseils ne peuvent que vous aider à passer un hiver plus serein.
De très nombreuses études ont prouvé le lien entre la flore intestinale et notre système immunitaire. Une grande partie de notre système immunitaire est situé dans l’intestin. Parmi les structures les plus importantes, il y a les plaques de Peyer qui défendent notre organisme de tous les microbes qui pourraient y pénétrer à travers la paroi intestinale. Mais ces organes lymphoïdes sont aussi le lieu de synthèse de beaucoup d’anticorps, les fameuses immunoglobulines, et en particulier les IgA qui sont la première ligne de défense de nos muqueuses.
Et ce système immunitaire intestinal va fabriquer 80% des IgA qui vont ensuite migrer pour défendre nos poumons. On imagine bien que ce mécanisme joue un rôle important dans notre lutte contre le COVID-19.
Des études tout aussi nombreuses ont montré que la qualité de notre système immunitaire intestinal dépendait de la qualité et de l’équilibre de notre flore intestinale.
C’est ainsi que beaucoup de travaux se sont intéressés aux liens entre probiotiques et infections.
Il a été ainsi prouvé que la prise de probiotiques réduisait les infections intestinales (comme la turista), mais aussi l’impact des gastroentérites hivernales. Je rappelle que dans le COVID il y a souvent des troubles digestifs et en particulier des diarrhées.
Mais il a été également prouvé que les probiotiques pouvaient réduire le risque d’infections respiratoires.
Il parait logique de proposer des probiotiques aux patients qui veulent améliorer leurs défenses immunitaires et réduire leurs risques d’infections hivernales. C’est ce que je fais depuis plus de 20 ans avec des résultats très probants.
Toute la population n’a pas besoin de prendre ces probiotiques, mais en cas de colopathie, de troubles du transit ou de fragilité hivernale ce type de traitement préventif me parait indispensable.
Une telle approche pourrait être envisagée systématiquement chez nos patients les plus fragiles et en particulier les séniors en EHPAD.
A ce jour on n’a mis en évidence aucun risque à donner des probiotiques. Les effets secondaires sont exceptionnels. La seule question qui n’est pas tranchée est : quels probiotiques et en quelle quantité ?
Mon expérience me laisse penser qu’il est préférable d’utiliser des spécialités contenant au moins 3 souches (plutôt entre 4 et 6) et apportant au moins 5 à 10 milliards de lactobacilles par prise.
En général on propose 1 prise le matin 15mn avant le petit déjeuner, tous les jours ou 1 jour sur 2, mais certains spécialistes conseillent de les prendre plutôt au coucher.
C’est probablement le traitement complémentaire le plus étudié au cours de cette épidémie de COVID-19 à tel point que plusieurs spécialistes l’ont proposé comme traitement de la phase aigüe de la maladie.
Ce n’est pas une surprise, car le zinc est connu depuis longtemps pour son action sur nos défenses immunitaires. Or, les carences en zinc sont bien plus fréquentes que l’on ne le pense. Surtout que les normes des dosages sanguins nous paraissent un peu trop larges et ne permettent pas de mettre en évidence des subcarences.
Cet oligoélément a des propriétés antivirales bien établies[1]. On sait depuis 2010 que le zinc a même une action spécifique sur les coronavirus en empêchant la réplication du virus donc sa virulence[2].
Une étude publiée dans le BMC Medicine montre que parmi 350 enfants souffrant d’une pneumonie sévère, ceux qui ont reçu du zinc en plus des antibiotiques ont eu trois fois plus de chances de survivre ! il y a eu 7 morts dans le groupe « avec zinc » contre 21 morts dans le groupe « sans zinc » ! Cette étude n’est pas en lien avec le COVID-19, mais montre dans la vraie vie ce que peut entrainer une carence ou une supplémentation en zinc.
Une autre étude a été réalisée dans le SIDA où on a supplémenté en zinc des patients en complément du traitement classique. Les patients recevant du zinc ont eu une réponse immunitaire 4 fois supérieure au groupe témoin.[3]
D’ailleurs de nombreux médecins font part actuellement sur les réseaux sociaux de leurs résultats positifs en prescrivant du zinc à leurs patients. Il parait donc indispensable que des études randomisées soient mises en place le plus rapidement. Pourquoi l’OMS ou l’académie de Médecine ne se sont pas emparées de ces éléments ? Pourtant, la supplémentation en zinc est peu onéreuse et sans risque.
À noter que l’anosmie (perte d’odorat) et les troubles du gout (agueusie) particulièrement fréquents en cas de COVID-19 sont des symptômes potentiellement favorisés par les carences en zinc. Une des hypothèses serait que l’organisme puiserait sur ses réserves en zinc pour lutter contre le virus, favorisant ainsi l’apparition de ces symptômes touchant le gout et l’odorat.
D’ailleurs, des médecins qui proposent du zinc à leurs patients dans ces conditions constatent une récupération plus rapide de ces 2 sens.
Mais pour moi c’est avant tout son effet préventif sur l’infection virale et sa gravité qui m’intéresse ici. A mon sens, une supplémentation en zinc systématique aurait dû être proposée, au moins à tous les patients fragiles, à commencer par les séniors en EHPAD, car ils présentent très fréquemment des carences en zinc. Une étude a ainsi montré que 50% des personnes âgées vivant en institutions présentent une telle carence[4].
En prévention on donnera entre 15 et 30 mg de zinc (sous forme de gluconate ou de bisglycinate) par jour en fonction du dosage sanguin.
Voilà encore un élément majeur dans nos défenses immunitaires qui fait particulièrement défaut à nos patients les plus fragiles, surtout en institutions où ils voient peu le soleil.
La vitamine D est bien plus qu’une vitamine. Certains la considèrent comme une hormone. Et ses propriétés vont bien au-delà de son action sur l’absorption du calcium et la formation de l’os.
Il est ainsi largement prouvé que les patients carencés en vitamine D font plus souvent des cancers ou des récidives de cette maladie.
Surtout, la vitamine D aurait des effets sur la prévention de certaines maladies infectieuses, mais aussi de certaines maladies auto-immunes ou à composante auto-immune. [5][6]
On sait depuis longtemps que la vitamine D joue un rôle dans l’activation de l’immunité et permet ainsi de limiter les risques des infections hivernales (rhumes, grippe …) ou d’en réduire la durée, spécialement chez les plus âgés.[7][8]
Une étude a montré le même effet chez les enfants avec une nette augmentation du risque de bronchiolite chez les enfants qui présentaient une carence en vitamine D.[9]
Une métanalyse publiée dans le JIM le 22/02/2017 a confirmé tous ces travaux en concluant : on constate une réduction significative du risque d’infection respiratoire aiguë avec une supplémentation quotidienne ou hebdomadaire en vitamine D !
Sans parler du rôle de la vitamine D sur le déclin cognitif, la dépression et même certaines affections cardio-vasculaires.
Autant de raison d’envisager une supplémentation chez les plus fragiles, en particulier en cette période d’épidémie de COVID-19. Oui, mais à une condition : surveiller le taux sérique de 25OHD2+D3 comme le recommande l’Académie de Médecine,[10] car 1 ampoule de vitamine D tous les 3 mois n’est souvent pas suffisante, loin de là. En pleine épidémie virale, il est plus logique, plus efficace et mieux toléré de donner des gouttes de vitamine D tous les jours à raison de 2000 à 5000 UI par jour en fonction de la spécialité utilisée, mais surtout du contrôle du taux sérique. Et ne vous contentez pas d’être juste à la limite basse de la normalité !
Voici une vitamine plus connue pour ses propriétés immunostimulantes et pourtant trop souvent négligée.
De la même façon que la vitamine D n’agit pas uniquement sur l’os, la vitamine C ne peut pas être limitée à la prévention du scorbut.
C’est un grand antioxydant qui aide à lutter contre la dégénérescence des cellules. C’est aussi la vitamine du foie et du tissu conjonctif. Son action sur ce dernier permet d’améliorer la souplesse des tissus et de limiter les risques de fibrose. Cela pourrait être utile dans la 2ème phase du COVID où les atteintes respiratoires peuvent évoluer vers une fibrose pulmonaire.
Mais c’est avant tout pour son action antivirale et immunostimulante que la vitamine C a toute sa place dans la prévention hivernale, y compris pour la COVID-19.
Je ne rentrerai pas dans les détails tellement les études sur cette vitamine sont nombreuses.
Ainsi, une dose quotidienne de 250 mg à 1 g de vitamine C diminue significativement le risque de rhume et permet de réduire la durée d’un état grippal.[11]
Le défaut de la vitamine C est qu’elle ne reste pas longtemps dans l’organisme. Son action « thérapeutique » est courte et nous ne pouvons pas faire de stock de cette vitamine hydrosoluble.
En période d’épidémie comme c’est le cas actuellement, il est donc conseillé de prendre tous les jours de la vitamine C. Soit une forme naturelle comme l’acérola, mais en en prenant 250 mg 4 fois par jour soit une forme liposomale dont l’absorption et l’utilisation paraissent optimisées. Prendre alors 1 gélule de 300 à 400 mg de vitamine C matin et midi.
On ne peut jamais faire d’excès avec cette vitamine qui ne présente aucun effet secondaire et présente de multiples propriétés.
Elle devrait être conseillée systématiquement actuellement et complète parfaitement les autres supplémentations proposées ci-dessus.
Je parle ici de prévention, mais il est possible que de fortes doses de vitamine C, éventuellement en injectable, puissent avoir un rôle en cas d’infection aiguë, mais ce n’est pas le sujet de cet article donc je ne développerai pas ce point.
J’appelle ces 4 produits naturels (probiotiques, zinc, vitamines D et C), considérés de façon trop légère comme de simples compléments alimentaires, mes « 4 MOUSQUETAIRES ». En effet, ils sont particulièrement complémentaires les uns des autres par leur action préventive et leurs propriétés vis-à-vis de notre système immunitaire. Ils répondent bien à la devise « un pour tous et tous pour un ! »
Mais au fait, pourquoi le gouvernement ne favorise-t-il pas l’utilisation large de ces 4 produits naturels peu onéreux et sans effet secondaire ? La réponse est simple : parce que les gouvernants ne sont pas des scientifiques ni des médecins et qu’ils n’ont pas entendu parler d’eux.
Pire, l’ANSES qui devrait les promouvoir a fait paraitre en avril 2020, alors que la mortalité était encore élevée, une alerte totalement hypocrite qui déconseille les compléments alimentaires en se basant uniquement sur certaines plantes qui contiennent de l’aspirine. Cette pratique est une honte pour ces experts qui font ainsi dans un amalgame et de l’anti-science ! Sans parler du fait qu’ils avancent ici des hypothèses sans aucune preuve sur l’impact en cas de COVID. Je peux comprendre leurs précautions d’emploi, mais oser mettre tous les compléments alimentaires à l’index en titrant leur article « L’Anses met en garde contre la consommation de compléments alimentaires pouvant perturber la réponse immunitaire » montre à quel point, seule la chimie trouve crédit à leurs yeux ![12]
Les coupables sont donc nos experts qui ne voient que par l’allopathie ! C’est un raccourci, mais c’est aussi une réalité. Certains vont me répondre qu’aucune étude ne prouve ce que je dis. Mais c’est FAUX. Pour ne pas alourdir cet article, je n’ai pas voulu citer les centaines d’études concernant mes 4 mousquetaires, mais elles sont réelles et très parlantes.
Il est vrai que peu d’études se sont penchées sur l’association de ces 4 thérapeutiques. Et encore moins de façon spécifique contre la COVID-19. Mais pourquoi ? Surtout quand on lit la littérature sur chacune d’entre elles ! Là encore la réponse est simple : il n’y a aucun argent à gagner pour les laboratoires puisque ces produits ne sont pas brevetables. De fait, personne ne veut dépenser 1 euro pour montrer leur efficacité et éventuellement leurs limites.
Mais aujourd’hui nous avons une formidable opportunité pour le faire. Le gouvernement va injecter des centaines de milliards dans notre économie et quelques autres milliards dans la recherche d’un vaccin. Ne pourrait-on pas réserver quelques millions pour mettre en place cette étude que je suggère et dont nous avons un besoin urgent ?
Des milliers de patients dans les EHPAD pourraient en bénéficier immédiatement.
Surtout que ces 4 mousquetaires ne sont pas seuls. Ils peuvent être aidés, renforcés, par d’autres approches tout aussi intéressantes dans les cas difficiles.
Cet antioxydant a d’abord été étudié dans le domaine de la cancérologie où il parait avoir un effet protecteur certain.
Mais d’autres travaux laissent penser qu’il aurait, comme le zinc, des capacités inhibitrices à l’égard de certains virus, et éventuellement du coronavirus.
La quercétine est un flavonoïde présent dans les fruits et les légumes pour lequel, chaque année, des centaines de publications scientifiques se font l’écho de propriétés exceptionnelles pour la santé. Cette molécule fait partie des flavonoïdes, les antioxydants les plus puissants, tout en ne présentant aucun effet secondaire.
Les oignons sont l’une des meilleures sources alimentaires (en particulier les oignons rouges), mais l’alimentation ne peut pas apporter une dose « thérapeutique » suffisante.
Parmi les propriétés de la Quercetine, il a un effet anti-inflammatoire et d’inhibition des cytokines ce qui peut paraitre utile dans la 2ème phase du COVID-19.
Mais le plus intéressant reste les travaux du Pr Michel Chrétien, professeur émérite de la faculté de médecine de l’université de Montréal et ancien directeur de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM). Selon lui, la quercétine aurait des propriétés inhibitrices directes à l’égard du Coronavirus (COVID-19) et pourrait offrir une alternative, tant préventive que curative à l’égard de cette infection.
En effet, de nombreuses études ont montré l’action antivirale de la Quercétine, sur plusieurs virus dont celui de la grippe [13][14], le virus de la mononucléose [15] et aussi les coronavirus [16][17].
Évidemment, il est trop tôt pour avoir des études sur le COVID-19, mais pourquoi n’entend-on pas parler de ce traitement naturel pour soigner la grippe ou la mononucléose et pourquoi le Pr Chrétien est un des rares à évoquer cette piste face à cette épidémie dramatique.
Ah oui, j’oubliais : la Quercétine n’est pas brevetable et personne n’a d’intérêt à en faire la promotion. Et puis un simple « ingrédient » naturel ne peut pas soigner des maladies, tout le monde le sait !
Moi-même je ne me risquerais pas à dire que la Quercétine est LA solution et peut venir à bout de cette pandémie. Mais ses propriétés doivent nous amener à la prendre en considération en complément des autres produits déjà cités.
Il est probable qu’on pourrait ainsi réduire le risque d’infection grave et sauver des gens ! Sans parler de son action antioxydante sur les risques d’évolution vers une fibrose pulmonaire.
Surtout que la Quercétine peut aussi agir favorablement sur notre immunité [18][19] et qu’elle est sans risques [20]
Cet antioxydant puissant est plus controversé, car la molécule est instable et beaucoup de compléments alimentaires à base de Glutathion ne contiennent plus grand-chose ou sont peu biodisponibles.
C’est bien dommage, car c’est un produit qui peut être puissant et très efficace sur différents symptômes du vieillissement.
On le cite beaucoup en ce moment, car la prise par voie orale de glutathion semble améliorer le fonctionnement du système immunitaire et diminuer le niveau du stress oxydant[21]. En effet, un taux plus élevé de glutathion semble augmenter la production de globules blancs. Il serait nécessaire à la multiplication des lymphocytes en particulier des Natural Killer, des lymphocytes particuliers, utiles en particulier pour la défense antivirale des cellules infectées par des virus.[22]
Il reste à approfondir les études pour déterminer la meilleure dose et surtout la meilleure forme de glutathion à utiliser. Il existe actuellement des formes sublinguales, des formes liposomales ou des produits plus classiques. Une chose est sure, il faut utiliser exclusivement du glutathion réduit.
L’autre frein à son utilisation est son coût plus élevé que les produits précédents.
Je l’utilise souvent en remplacement du glutathion, car la NAC en est le précurseur et son cout est plus abordable.
Prendre de la NAC en complément alimentaire permet donc d’améliorer la synthèse naturelle de glutathion.
Elle est doublement intéressante, car cette molécule soufrée à montré une action directe sur les bronches en fluidifiant les sécrétions de mucus et en favorisant leur expectoration. Le soufre est aussi un élément structurel de la muqueuse bronchique.
Dernière propriété et pas des moindres, la NAC a une action fibrinolytique, c’est-à-dire qu’elle s’oppose à la formation de thrombus (ou caillot)[23] qui est une des principales complications dans la 2ème phase du COVID-19.
On peut donner entre 600 et 1200 mg de NAC par jour.
Il n’existe pas que des compléments alimentaires pour agir en prévention des infections virales. Plusieurs thérapeutiques naturelles seront parfaitement complémentaires et synergiques.
Je veux citer en priorité l’Echinacea qui est la plus utilisée pour la prévention des infections virales. C’est une des plantes immunostimulantes les plus étudiées et les plus utilisées pour la prévention des infections hivernales.[24]
Elle va non seulement réduire le risque infectieux, mais elle a également des propriétés antivirales.[25][26]
C’est vrai contre l’herpès, le rhume, mais aussi contre la grippe.[27] C’est aussi un bon antibactérien spécialement dans les infections respiratoires. [28]
Autant de raisons pour la prescrire en prévention de l’infection à COVID surtout qu’elle est parfaitement tolérée. Une seule précaution d’emploi théorique : les maladies auto-immunes. Par précaution elle ne sera pas utilisée chez les femmes enceintes et ne sera jamais prise au long cours.
On donne en général 1 gr d’extrait sec d’Echinacea 2 fois par jour le matin et midi soit 3 gélules matin et midi 3 semaines sur 4.
Il existe bien d’autres plantes qui agissent sur l’immunité. Je ne rentrerai pas dans les détails dans cet article déjà long, mais je voudrais citer en particulier :
Il existe donc beaucoup d’études sur la phytothérapie sur lesquelles s’appuyer pour améliorer l’immunité des patients et réduire leur risque d’infections virales graves. Des études sont à mener concernant le COVID-19, mais ces plantes sont de sérieux candidats dans une démarche de prévention globale.
À côté de la phytothérapie, il ne faut pas oublier l’aromathérapie qui offre des produits parmi les plus puissants antiviraux.
Face à une infection virale, la première qui vient à l’esprit est le Camphrier du Japon plus connu sous son nom malgache : RAVINTSARA ou sous sa dénomination internationale : Cinnamomum camphora ct cinéole. 3 raisons principales pour l’utiliser en prévention :
La synergie d’action antivirale et immuno-stimulante des principaux composants (1,8-cinéole, alcools monoterpéniques et monoterpènes) est bien démontrée.
Même si ce n’est pas le traitement préventif le plus efficace l’utilisation de l’HE de Ravintsara est très complémentaire des autres produits déjà cités. Elle sera utilisée surtout par voie olfactive ou transcutanée.
Par exemple : 2 gouttes à appliquer pures sur les poignets le matin et à respirer plusieurs fois – 5 jours sur 7
D’autres huiles essentielles sont d’excellents anti-infectieux et certaines sont de puissantes armes antivirales.
Elles seront prescrites en prévention, mais aussi en curatif même si nous n’avons pas d’études spécifiques sur le COVID-19. En revanche, nous avons beaucoup d’études sur son efficacité sur des virus tout aussi difficiles à traiter.
Voici les principales huiles essentielles qui seront toujours utilisées sous contrôle médical, car il existe des précautions d’emploi voire des contre-indications :
– Les 2 melaleuca : NIAOULI et ARBRE A THE
– Le LAURIER NOBLE qui a un spectre antiviral intéressant
– Les THYMS en particulier à thymol et à Thujanol
– L’EUCALYPTUS radié
– L’ORIGAN compact
Cette liste est loin d’être exhaustive, mais vous avez là les huiles essentielles prioritaires à mon sens.
La démarche préventive face au coronavirus peut aller plus loin chez les patients qui veulent s’investir de façon globale dans leur santé et réduire leurs risques d’infections respiratoires.
Une alimentation adaptée est la base de toute démarche préventive.
Je ne développerai pas cette question dans cette revue qui l’a fait de nombreuses fois.
Toute la méthode Kousmine est utile dans la prévention des infections hivernale et les règles diététiques prônées par Catherine Kousmine restent d’actualité.
Elles sont très similaires à l’alimentation méditerranéenne qui est aujourd’hui la plus citée comme base d’une alimentation saine. Comme le proposait le Dr Kousmine, il faudra augmenter un peu plus la part des lipides à condition de choisir des bonnes graisses : œufs, poissons gras, avocats, oléagineux et surtout huiles végétales biologiques riches en oméga-3 pour ne citer que les principales sources.
Penser à manger suffisamment de protéines de qualité pour optimiser la synthèse des immunoglobulines.
C’est une approche thérapeutique insuffisamment étudiée et pourtant l’apport d’oligoélément sous forme catalytique comme l’association de Cuivre-Or-Argent me donne de bons résultats chez les patients fatigués et immunodéprimés.
Les travaux en particulier du Dr Picard nous donnent des pistes très utiles pour la prévention hivernale en se basant sur les terrains et les diathèses de ménétrier.
On peut alterner le CuOrAg Oligosols avec des spécialités comme Manganèse-Cuivre et Manganèse-Cobalt.
Il ne faudra pas oublier le soufre, un oligoélément essentiel pour les poumons, que je donne préférentiellement sous forme de granions.
Ces merveilles de la nature font partie de mes traitements de base l’hiver. Exposer en détail leurs propriétés et leur utilisation demanderait un dossier à part entière.
La gelée royale est un produit de prévention formidable. On le conseille aux convalescents, aux personnes fragiles, à tous ceux qui veulent booster leur organisme et en particulier leur immunité.
Le pollen est un concentré de nutriments et d’antioxydants qui vont nourrir nos cellules et avoir une action complémentaire et synergique avec tous les autres compléments alimentaires cités dans ce dossier.
La propolis est sans aucun doute un des produits naturels les plus efficaces comme anti-infectieux avec les huiles essentielles. Je la trouve plus efficace contre les bactéries que contre les virus, mais la propolis est un produit naturel très utile pour toutes les infections respiratoires.
Je la donne en curatif en cas d’infection aiguë et dans ce cas il ne faudra pas hésiter à prendre de fortes doses, entre 9 et 12 gélules par jour.
Mais je la conseille aussi en prévention chez les patients faisant de la bronchite chronique ou des infections à répétition. Dans ce cas, on la donne souvent 1 semaine sur 2 à raison de 2 à 3 gélules matin et soir. La propolis a montré aussi un effet stimulant sur les globules blancs.
On trouve les produits de la ruche dans de nombreuses spécialités, seuls ou associés.
Pour terminer ce dossier, je voudrais parler de l’homéopathie et de sa place dans la prévention des infections hivernales.
Je sais à quel point elle est décriée et pourtant elle fait partie, à mon sens, des traitements de base de la prévention infectieuse.
Encore une fois nous manquons d’études acceptées et validées par le monde scientifique et en particulier par notre Académie de Médecine. Pourtant, il existe des centaines d’études qui montrent son efficacité clinique. Mais elles ne sont jamais assez puissantes et assez probantes pour nos « experts » qui conseillent le ministère et qui prennent les décisions à la Haute Autorité de Santé.
Il faut dire que les mécanismes d’action de l’homéopathie sont complexes et si différents de la médecine chimique qu’ils troublent les esprits étroits de certains scientifiques. Et c’est ainsi que cette thérapeutique a été déremboursée même si elle existe depuis 250 ans et qu’elle est reconnue dans certains pays comme l’Inde.
Face au Coronavirus, les homéopathes du monde entier ont collaboré pour comprendre ce qu’on appelle « le génie de la maladie » et trouver les remèdes potentiellement efficaces en curatif comme en préventif. Attention, quand je parle de « curatif » je devrais plutôt dire « qui sont actifs sur les symptômes ». En effet, aucun remède homéopathique n’a d’action anti-virale. Si l’homéopathie peut agir sur la maladie, c’est par 2 modes d’action :
Évidemment, pour bénéficier de ces propriétés, il est préférable de consulter un médecin homéopathe qui pourra également chercher le remède spécifique du terrain du patient et prescrire ainsi un traitement plus personnalisé et souvent plus efficace.
Si je ne veux pas entrer dans le détail des traitements utilisés en cas d’infection aiguë, je vais terminer ce dossier par vous donner mes protocoles de prévention. Chaque médecin homéopathe a ses habitudes et, encore une fois, personnalisera son traitement en fonction du malade. C’est donc un protocole type que je vous propose ici, mais je vous recommande de demander l’avis de votre médecin pour l’appliquer.
En pleine épidémie de coronavirus, nous avons travaillé sur les remèdes qui pouvaient agir spécifiquement. Les homéopathes du monde entier sont arrivés à la même conclusion. Le remède qui ressortait le plus était BRYONIA. Il y avait aussi GELSEMIUM et CAMPHORA pour ne citer que les principaux.
Voici le traitement préventif que j’ai proposé à mes patients pendant les premiers mois de l’année 2020
Prendre 5 granules le matin à jeun des remèdes suivants :
Et ainsi de suite pendant toute la période à risque. J’ai arrêté ce traitement en juin quand j’ai pu être certain que l’épidémie était terminée.
Aujourd’hui, le virus a muté, tout le monde le sait et il parait moins contagieux et moins virulent. C’est pourquoi pour l’heure, je ne propose pas le traitement préventif ci-dessus à mes patients, mais plutôt un protocole plus « classique » pour la prévention hivernale en général. Je donne donc le protocole suivant :
LE DIMANCHE MATIN à JEUN, prendre 10 GRANULES en alternance de :
Mais il existe d’autres façons de procéder.
Et bien entendu, j’associe à cette prévention homéopathique certains des autres produits étudiés dans ce dossier à commencer par mes 4 mousquetaires.
Je vous souhaite un bel hiver malgré les conditions sanitaires actuelles !
Et surtout, éliminer la peur et mettez en place une prévention active qui ne pourra que vous aider et vous rassurer.
Dr Eric MENAT
[1] https://academic.oup.com/advances/article/10/4/696/5476413
[2] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21079686
[3] https://academic.oup.com/advances/article/10/4/696/5476413
[4] Richard MJ, Roussel AM. Micronutrients and ageing : Intakes and requirements. Proc Nutr Soc 1999;58:573-8
[5] Guilland JC. Rev Prat 2013;63:1097-104.
[6] Académie nationale de médecine. Statut vitaminique D, actions extra-osseuses et besoins quotidiens. Rapport. 29 mai 2012
[7] Adit Ginde et coll. Etats Unis (Journal of Geriatric Society 2009)
[8] Plos One, 15 juin 2010
[9] Moreno-Solis G et coll. : Low serum 25-hydroxyvitamin D levels and bronchiolitis severity in Spanish infants. Eur J Pediatr., 2015; 174: 365-72.
[10] Académie nationale de médecine. Dosage de vitamine D. Communiqué de presse. Mai 2014
[11] Examining the evidence for the use of vitamin C in the prophylaxis and treatment of the common cold. Heimer KA, Hart AM, et al. J Am Acad Nurse Pract. 2009 May;21(5):295-300
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[13] Mehrbod P, Abdalla MA, Fotouhi F, et al. Immunomodulatory properties of quercetin-3-O-α-L-rhamnopyranoside from Rapanea melanophloeos against influenza a virus. BMC Complement Altern Med. 2018;18(1):184. Published 2018 Jun 15. doi:10.1186/s12906-018-2246-1
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]]>Le curcuma agrémente agréablement ces plats en ajoutant une pointe de jaune qui les illumine et en rehausse les couleurs. C’est un puissant anti-oxydant, un puissant anti-inflammatoire et un puissant dépuratif sanguin. Il stimule la digestion et protège l’ensemble des organes digestifs (estomac, intestin, foie). C’est une plante utilisée dans la médecine traditionnelle chinoise et la médecine ayurvédique depuis plus de 4000 ans.
Il s’associe au poivre noir pour augmenter son absorption intestinale, la présence de gingembre, thym, origan, romarin, sarriette, basilic, persil, ail, oignon, clous de girofle, moutarde… stimule son action anti-oxydante.
Laver et couper potimarron et courgettes en petits morceaux, sans les éplucher.
Laver et émincer les poireaux, peler et émincer l’oignon.
Éplucher l’ail, enlever le germe.
Laver et égoutter les lentilles corail.
Dans une casserole à fond épais, mettre le potimarron, les poireaux, les lentilles corail, l’eau, le curcuma, le poivre, le curry indien, le thym, le laurier.

Porter à frémissement et laisser cuire environ 10 min, ajouter les courgettes et les oignons, qui cuisent plus vite, et laisser cuire à feu doux encore environ 20 minutes.

En fin de cuisson, ajouter l’ail écrasé, saler et tenir au chaud.
Au moment de servir, parsemer de persil frais haché.
Servir bien chaud, ajouter un filet d’huile d’olive dans l’assiette.

NB : cette recette peut se faire avec d’autres légumes, au fil des saisons.
Choix de la recette : Pascal NOUY – recette de Hélène TRANCHANT-GIRARD
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